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IA Générative

Introduction au RAG : Augmenter vos LLMs avec vos données

15 janvier 20248 min de lecture2pidata

Les Large Language Models (LLMs) comme GPT-4 ou Claude sont impressionnants, mais ils ont une limite majeure : leurs connaissances s'arrêtent à leur date d'entraînement et ils ne connaissent pas vos données métier. Le RAG (Retrieval-Augmented Generation) résout ce problème en permettant aux LLMs d'accéder à vos documents en temps réel.

Qu'est-ce que le RAG ?

Le RAG est une architecture qui combine la puissance des LLMs avec un système de recherche documentaire. Au lieu de se fier uniquement à ses connaissances pré-entraînées, le modèle va d'abord chercher les informations pertinentes dans votre base de connaissances, puis les utiliser pour générer une réponse précise et contextualisée.

Concrètement, quand un utilisateur pose une question, le système effectue trois étapes : il transforme la question en vecteur (embedding), recherche les documents les plus similaires dans une base vectorielle, puis envoie ces documents au LLM avec la question originale pour générer une réponse informée.

Les composants clés d'une architecture RAG

1. Le modèle d'embeddings

Les embeddings transforment le texte en vecteurs numériques qui capturent le sens sémantique. Des modèles comme OpenAI Ada-002, Cohere Embed ou les modèles open source comme BGE permettent de convertir vos documents et les requêtes utilisateur dans un espace vectoriel commun où la similarité peut être calculée.

2. La base de données vectorielle

Les vector databases comme Pinecone, Weaviate, Qdrant ou pgvector stockent les embeddings et permettent des recherches de similarité ultra-rapides. Elles sont optimisées pour retrouver les K documents les plus proches d'une requête parmi des millions de vecteurs.

3. Le chunking et le preprocessing

Vos documents doivent être découpés en morceaux (chunks) de taille optimale. Trop petits, ils perdent le contexte ; trop grands, ils diluent la pertinence. Des stratégies comme le chunking par paragraphe, par section ou avec overlap permettent d'optimiser la qualité de la recherche.

Cas d'usage concrets

Le RAG excelle dans de nombreux scénarios métier : chatbots d'entreprise qui répondent sur la base de votre documentation interne, assistants juridiques qui citent les textes de loi pertinents, support client qui trouve les solutions dans votre knowledge base, ou analystes qui interrogent des rapports financiers en langage naturel.

Bonnes pratiques pour un RAG performant

Pour maximiser la qualité de votre système RAG, plusieurs leviers sont essentiels. Premièrement, soignez la qualité de vos données sources : des documents bien structurés et à jour donneront de meilleures réponses. Deuxièmement, expérimentez avec différentes tailles de chunks et stratégies de découpage. Troisièmement, utilisez des techniques comme le reranking pour affiner les résultats de recherche avant de les envoyer au LLM.

N'oubliez pas non plus d'implémenter des garde-fous : vérifiez que le LLM cite ses sources, détectez les hallucinations, et mettez en place des métriques de qualité pour monitorer les performances du système en production.

Conclusion

Le RAG représente aujourd'hui la meilleure approche pour créer des applications d'IA générative ancrées dans vos données métier. En combinant la puissance créative des LLMs avec la précision de vos documents, vous obtenez un assistant qui parle le langage de votre entreprise et fournit des réponses fiables et traçables.

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